Fin de chantier : Multiaccueil de Sablet

 

Les anciens locaux ont été agrandis et rénovés : des matériaux sains et vivants pour les enfants, une architecture bioclimatique qui inclut le réaménagement de deux cours-jardins… Les nouveaux revêtements de l’isolation par l’extérieur alternent bois et panneaux minéraux pour créer un lien architectural avec l’école attenante et les nouveaux espaces extérieurs.

Les volumes intérieurs ont été libérés des anciens faux-plafonds pour donner une sensation de confort visuel et acoustique. L’éclairage naturel, souvent traversant, participe à la qualité des locaux et au plaisir d’y vivre.

 

Notre démarche de projet est en dialogue permanent avec les usagers : personnel de la crèche, services techniques et élus.

Un nouvel espace d’accueil et de direction, deux ailes – moyens-grands et petits, de vrais espaces de repas et pour le personnel, des espaces de change et des dortoirs répartis pour être en lien direct avec les espaces d’activité. La salle de motricité fait le lien entre espaces d’activités petits et grands.

 

L’architecture est colorée, accueillante, ludique.

Tout le mobilier fixe a été dessiné sur mesure par les architectes et réalisé par un menuisier local sur appel d’offre.

  

Une forte isolation permet d’économiser sur le coût de fonctionnement de cette structure. Les façades nord et ouest ont été isolées par l’extérieur, sur les façades sud et est nous avons conservé la pierre d’origine.

Les isolants sont biosourcés (laine de chanvre, fibre de bois).

La crèche est chauffée par les énergies renouvelables : chaudière alimentée en granulés de bois, eau-chaude solaire pour le lave-linge et les lavabos.

Les jardins, plantés d’espèces locales et non toxiques pour les enfants, sont protégés par des pergolas qui procurent aussi ombre et fraîcheur aux espaces intérieurs.

Des ventilateurs de plafond donnent une sensation de confort en été

Evolution des jardins du Naturoptère de Sérignan du Comtat

mai 2018 : après presque 10 années les jardins se sont épanouis

Nous avons proposé un toit végétal pour ce musée en premier lieu car sa vocation est de diffuser les connaissances au sujet de la Nature et surtout des insectes. C’est aussi un hommage à Jean Henri Fabre, le naturaliste, dont le travail de recherche et de pédagogie est à l’origine de la création de ce lieu.

Ce toit permet d’accueillir la biodiversité  pour le monde végétal, comme pour les petits animaux : insectes en premier. M. Laguna vous parlera de cela bien mieux que moi.

D’autre part, quand je suis allée sur ce terrain avant d’imaginer le bâtiment, c’était un champ d’herbe avec des amandiers, des oiseaux… C’était très beau, et j’espérais créer un bâtiment qui ne dérange pas cette harmonie, qui soit assez bas, horizontal, qui « rentre » dans le paysage.

Un toit végétal évite à la toiture de surchauffer, donc il transmet moins de chaleur à l’intérieur : c’est un des points qui explique que ce bâtiment n’a pas besoin de climatisation tout en restant confortable en été.

Nous avons aussi travaillé la thématique de l’eau – par exemple nous avons traité les eaux grises (l’eau sale des éviers, lavabos…) dans un bassin en « phyto-épuration », c’est-à-dire que ce sont les plantes qui nettoient l’eau. L’eau de pluie et son cheminement a beaucoup d’importance : un toit qui permet la rétention d’eau participe à la prévention des inondations; il diminue l’effet « ilôt de chaleur urbain , appelé aussi ICU, en partie grâce à l’eau stockée par le végétal et son substrat la « terre »; et puis, le fait de permettre à l’eau de cheminer depuis le ciel jusqu’à la terre, sans se cacher dans des tuyaux, nous tient à coeur : c’est aussi une façon de relier les êtres humains que nous sommes aux forces de la Nature, dont nous avons tant besoin.

(écrit pour les élèves du Lycée de l’Arc à Orange)